Live Report: Rock en Seine 2014

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CAGE THE ELEPHANT :

Groupe américain ayant connu le succès à partir des années 2008, c’est à eux que reviens l’honneur d’ouvrir le festival Parisien sur la plus grande scène du site, au pied de laquelle attendent déjà plusieurs dizaines de fans pour les head-liners Arctic Monkeys. Très énergique et très rock, il se peut que le groupe ait réveillé quelques résidents de saint-cloud. Hyper-actif, le chanteur nous plonge dans l’ambiance qu’on est venus chercher à Rock en Seine: du rock, de l’énergie, du déjanté et surtout de la bonne musique. Enchaînant leurs plus grands tubes comme Ain’t No Rest For The Wicked ou encore Shake Me Down, c’est avec une grande détermination d’ouvrir parfaitement le festival que le groupe livre une prestation extraordinaire. Ayant réussi à faire chanter une aussi grande foule composée principalement de gens qui n’avaient probablement jamais entendu parler du groupe avant, nous avons maintenant une seule idée en tête: les voir en salle.

PEGASE:

Dans ce contexte, je ne parle pas d’un cheval ailé porteur de foudre, une des créatures les plus connues de la mythologie grecque mais bien d’un Français originaire de Nantes, Raphaël d’Hervez. Entre pop et ambient, Pegase nous livre une performance surprenante en ce premier jour. Nombreux sont les gens qui ne pensaient pas connaitre mais se sont corrigés lorsqu’ils ont commencé à reconnaître cette chanson. Le chanteur a construit son album tout seul, mais sur scène il est accompagné de musiciens qu’on pourrait prendre pour ses frères vu l’énorme complicité qu’ils ont entre eux. Accompagnant leur performance de grands miroirs ce qui nous permettait de voir le ciel, cet artiste nous transporte vraiment dans un voyage fantaisie. On vous conseille vraiment d’écouter son premier album « Pégase » disponible sur l’iTunes Store.

WILD BEASTS:

Un des groupes dont j’étais le plus impatiente de voir jouer en live. Ces 4 musiciens sont surement les plus sous-estimés du festival. Entre rock et pop-psyché, un chant vaporeux et des paroles poétiques et fantaisistes, j’assiste en ce premier jour à un des meilleurs concerts du festival. Même si Hayden Thorpe et sa petite troupe ne sont pas très bavards sur scènes et se contentent de « Merci beaucoup Paris » et « Merci Rock en Seine » , ils ont néanmoins une présence incontestable. Le plus agréable pour un spectateur passionné de musique comme nous, c’est de voir un groupe qui prend son pied sur scène, et avec Wild Beasts, même si ils ne le montrent pas d’un manière significative en sautant et criant partout, on ressent que c’est le cas. Je vous laisse apprécier par vous mêmes un petit aperçu ce-dessous:

JAKE BUGG:

Il n’est même pas 19h et nous entamons déjà notre cinquième pinte quatrième concert de la journée. J’avais déjà eu la chance de voir Jake Bugg à Hyde Park quelques semaines avant Rock en Seine et je n’étais que joie à l’idée de le revoir. Même si je viens de vous dire que Wild Beasts ne sont pas du genre à exprimer leur bien-être sur scène, il s’agit d’un tout autre level quant à Jake Bugg. C’est à se demander si il a des émotions MAIS c’est musicalement extraordinaire. Vous l’avez peut-être entendu en retransmission directe sur la radio France Inter, Jake Bugg est un talent à l’état pur. Du haut de ses 20 ans, il laisse tout le monde bouche bée lors de sa prestation. Une foule très silencieuse, qui profitait tout simplement de ses morceaux, de sa voix, de ses parole et de ses musiciens. Les jaloux diront qu’il nous a amené la pluie, les autres avoueront tout simplement que lui et les milliers de spectateurs ont partagé un moment magique. Pour re-visionner son set en entier, c’est possible en cliquant ici mais un conseil, si vous n’avez jamais pu piffrer la voix de Bob Dylan, restez loin de ce lien. Vous pouvez visionner dessous Jake jouant « Voodoo Child » au festival.

HOZIER:

Andrew Hozier-Byrne est un jeune chanteur de 24 ans d’origine irlandaise et il s’agit également d’une de mes performances préférées de ce festival. On ne vous l’avait pas encore présenté sur Karma Spirit et c’est l’occasion parfaite. C’est en 2013 qui sort son premier EP intitulé « Take Me To Church » également le titre de son premier single. Titre bouleversant, il rencontre alors un premier grand succès sur internet et dans les charts irlandais. Ce qui m’a le plus frappé dans sa performance sur la scène Pression Live, c’est son authenticité. Si j’avais fermé les yeux, j’aurais pu penser qu’un CD m’était joué: aucune fausse note, aucun faux accord, sa voix reste la même dans mon iPod est sur scène. Pourtant, assister à cette performance a quelque chose de plus bouleversant qu’une écoute chez-soi. Hozier nous transporte dans son monde mélancolique avec une voix hors du commun. Alternant nouveaux morceaux avec chansons de son EP, il cloture cette magnifique performance par son premier et plus connu single, Take Me To Church, qui nous fait oublier tout le reste du festival. Je recommande fortement d’acheter ses morceaux sur iTunes si vous en avez l’occasion.

THE HIVES:

Changement total de décors pour ce live. En commençant leur prestation avec le très puissant titre « Come On »  le groupe suédois nous chauffe pour ce qui est à venir. Une performance riche en riffs de guitare bien gras qui aura fait sauter plusieurs milliers de personnes sur la grande scène. Tous les cinq vêtus de blanc (à l’exception peut être du chanteur qui fini torse nu assez rapidement), les Hives nous entrainent dans leur monde de garage punk sans faire de chichis. Le plus appréciable chez ce groupe c’est honnêtement leur capacité à ambiancer toute une foule et même les spectateurs n’écoutant pas ce genre de musique à la base. Bien que se soit le principe même de découvrir de nouveaux artistes et de nouveaux genres, il n’est pas donné à tout le monde de faire danser de la mère de famille de 45 ans au retraité de 65 en passant à la jeune ado de 16 ans, surement venue pour Lana Del Rey, avec de la punk suédoise. Pourtant, les Hives ont réussi ce tour à merveille.

ARCTIC MONKEYS:

10636319_10204650173961403_7794944727269662117_nIl est 23h00 et le moment que beaucoup attendaient arrive enfin (principalement les trentaines de fans agglutinées aux barrières depuis l’ouverture des portes). J’avais déjà eu la chance de voir les Arctic Monkeys à Finsbury park en mai dernier et n’attendait pas grand chose de plus de cette performance mais j’oublier quand même un point majeur: la foule de festivalier. Beaucoup on eu l’air d’avoir été déçus par le concert, notamment les gens qui ne connaissaient pas très bien le groupe. J’ai beaucoup entendu à la sortie des commentaires du style « aucun échange », « on aurait dit une répèt géante » « il a du dire 3 mots au total » et je suis d’accord avec deux de ces exclamations, mais ce n’a pas du tout ruiné le concert pour moi. Les AM se sont réellement donné lors de leur set, tout comme ils l’ont fait les deux jours d’après aux festivals Reading and Leeds 2014. Avec des setlitsts qu’ils modifient un peu selon les endroits ou ils se reproduisent, un concert des Arctic Monkeys n’est jamais le même. Premièrement, les foules réagissent toujours différemment et ne reçoivent pas les tubes de la même manière. A Rock En Seine, c’était une fête géante qui s’est déroulée et je pense que 80% des festivaliers présents au concert ont été ravis d’en faire partie. En débutant avec l’incroyable « Do I Wanna Know? » et en enchainant ensuite en alternant anciens morceaux et chansons du dernier album « AM », le groupe nous fait oublier tous nos problèmes, danser, chanter, crier, boire et s’éclater. Il est vrai que la setlist était principalement composée de nouveaux morceaux ce qui nous a quelque peu déçu car nous aurions bien aimé entendre l’éternel « Mardy Bum » ou encore l’incroyable « 505 ». Même si les rumeurs veulent que le groupe prenne une pause de quelques années avant de produire un sixième album, c’est avec le sourire aux lèvres que nous leur disons au revoir et c’est avec un coeur ouvert et impatient que nous les accueilleront de nouveau dans quelques années. Ci-dessous le concert complet (ENJOY)

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