Album Review: The Drums – Encyclopedia

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The_Drums_EncyclopediaUn troisième album très différent des deux premiers dû à un usage plus importants d’instruments électroniques qui ravit certains fans et en déçoit d’autres. Nous, on fait plutôt partie de la première catégorie, même si ce nouvel opus ne comporte pas que du positif.

Date de sortie: 22 Septembre 2014

7/10

« Encyclopedia », qui sort aujourd’hui officiellement, est le successeur de Portamento, deuxième album à succès de The Drums (apparaissant dans les 100 meilleurs albums de 2011 par le magazine des inRocks). 3 ans après, ils reviennent avec ce nouvel album qui semble dès la première écoute beaucoup plus personnel. Et pour cause, le duo formé de Jonathan Pierce et Jacob Graham ont composé leur nouvel album dans un cabanon au bord d’un lac, bien loin de l’agitation de New York. Un calme largement mérité et grandement bénéfique puisque ce nouvel opus possède l’esprit The Drums qu’il manquait à la précédente production.  Même si les précédents albums restaient géniaux, nous sommes face ici au meilleur album de The Drums d’après nous. Tandis que les deux premiers LP semblaient « vides » à quelques moments, comme si il manquait un instrument, comme si le chanteur oubliait de chanter parfois, ce ressenti disparait à l’écoute d’Encyclopedia. Bien entendu on traite toujours de la mélancolie liée à la solitude présente dans les deux premiers albums mais on aborde beaucoup plus la joie et l’exaltattion qui caractérise la musique du duo.

 

L’album commence avec « Magic Man« , premier single extrait d’Encyclopedia. Chanson sur-excitée qui ne fait, d’après nous, que « ressembler » à The Drums en passant à coté. Trop fouillis, trop brouillon, bien trop agressif pour le groupe, c’était le premier morceau révélé cette année par le groupe et il en avait déçu plus d’un. Mais résumer ce nouvel album à cette chanson serait une bien triste erreur. Le deuxième morceau intitulé « I Can’t Pretend« , plus doux, et beaucoup plus différent de ce à quoi The Drums nous avaient habitué. C’est à partir de cette chanson que commence l’utilisation d’instruments plus technologiques. Dans cette chanson, pas de place pour le vide, chaque seconde est remplie par une mélodie ou par les paroles des chansons « I know that I need love, but I can’t pretend« .

L’album continue avec « I Hope Time Doesn’t Change Him« , une des meilleures chansons de l’album. On pourrait presque les imaginer au bord de leur lac en train de composer cette chanson. Une mélodie mélancolique et des paroles amer qui nous parlent d’un adieu. « Kiss Me Again » continue dans la ligné des paroles sentimentales mais ressemblent beaucoup plus à un morceau des précédents albums: on pourrait croire à une piste cachée de Portamento, ce qui nous prouve que The Drums ont beau avoir changé ils n’ont pas pour autant perdu leur identité et style loufoque, avec riffs de guitare très présents et des refrains partant dans les aigus. « Let Me » et « Face Of God« , respectivement les cinquième et huitième chansons de l’album rappellent également les débuts du groupe, avec paradoxalement un synthé très présent qui ne l’était pas dans les deux premiers LP. Les paroles nous envoient également dans le passé par leur simplicité « They might hate you but I love you and they can go kill themselves« . « Break My Heart » est également une chanson lente et brumeuse qui ne ressemble pas à The Drums et nous renvoie à la troisième chanson de l’album. Les paroles tournant toujours autour de l’amour et des ruptures douloureuses, la mélodie est beaucoup plus apaisée qu’aux débuts du groupe, et les transitions entre les couplets et les refrains beaucoup plus soignée, ainsi que les harmonies vocales. U.S. National Park constitue également une des meilleures chansons de l’album. Excessivement mélodieuse pour le groupe, elle ne nous fait pas regretter le changement dans la composition du duo. Ils ne perdent ici pas leur style mais évoluent, vers quelque chose de plus calme, de plus adulte. « Bell Laboratories » sonne trop cosmique et expérimentale avec des échos mystérieux qui nous plongent dans une déprime passagère puisque l’album continue avec « There Is Nothing Left » qui nous rend toute notre énergie perdue, un des meilleurs morceaux de l’album, également. Enfin, l’album se cloture avec le somptueux « Wild Geese« , un morceau doux qui confirme que le groupe n’a pas réussi à complètement se décider sur quelle direction prendre quant à la réalisation de ce troisième album. Cela reste selon nous le principal problème d’Encyclopédia: on ne sait pas vraiment sur quelle pied danser, et on reste tout le long déchiré entre morceaux « rétros » du groupe et leur nouvelle orientation plus douce et mélancolique. Le duo semble déchiré, partagé entre le succès de leurs premières années avec leurs morceaux turbulents, et leur nouveau style paisible et imperturbable. C’est comme si ils avaient voulu prendre un grand risque en changeant de registre mais n’avaient pas eu assez de courage pour aller au bout de la démarche. Cet album devrait quand même ravir beaucoup de mondes: les fans, attachés au style des deux premiers albums, et les nouveaux auditeurs, qui veulent « plus », qui souhaitent des sentiments, de la douceur et des histoires partagées.

Cela reste pour Karma Spirit un album réussi car il est rempli de magnifiques morceaux. Le duo passera en concert à Paris le 17 novembre au Trabendo, et Encyclopedia est en écoute gratuite sur Spotify!

Retrouvez The Drums sur leur TwitterFacebookSite Officiel

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