Album Review: Foals – What Went Down

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FOALS what went downLe quatrième album sorti vendredi dernier était l’un des albums les plus attendus de l’année. Après nos premières écoutes, et une attente de moins de deux ans qui n’était au final pas si terrible que ça, FOALS montent en flèche dans les esprits en tant que groupe qui marquera toute une génération.

Date de sortie : 28 Août 2015

8,5/10

Foals se sont fait remarquer dés leur premier album Antidotes qui remonte à 2008. Leur son heavy-pop démangeait un peu, et a attiré les oreilles de millions de personnes, puis les yeux attentifs de millions de festivaliers. La folie Foals ne s’est jamais vraiment arrêtée depuis : leur précédent album Holy Fire contenait deux des plus gros tubes de l’année 2013 à savoir My Number et Inhaler. 2 ans plus tard, les anglais nous livrent un quatrième album fracassant mais personnel, mélancolique mais explosif.

L’album commence en bombe avec le premier morceau qui en a été révélé et qui en porte le nom : What Went Down. Aux frontières de la pop et du hard rock, Foals jouent avec les styles et les instruments. La voix de Yannis, plus puissante que jamais sur ce quatrième opus, guide le morceau le long de ses cinq minutes : c’est d’ailleurs le principal tournant qu’a pris le groupe cette année. La voix de Yannis ne se ressent plus comme quelque chose qui comble les morceaux, par peur du vide, comme il était quelques fois le cas lors de certaines chansons d’Antidotes ou Total Life Forever. Elle est la pour exprimer quelque chose ; elle a autant d’importance que n’importe quel autre instrument. Sur les morceaux les plus dynamiques comme Mountain At My Gates, deuxième morceau de l’album et un des meilleurs, ou encore Snake Oil, son timbre raisonne sur presque toute la longueur des morceaux, et c’est peut être ce qui manquait au groupe parfois sur leurs précédents travaux, qui leur valait beaucoup de « c’est bien, mais… » dans les critiques.

Bien que Foals aient toujours eu un coté mélancolique, caractéristique du groupe qui nous a offert de magnifiques ballades telles que Spanish Sahara dans Total Life Forever ou bien Moon dans Holy Fire, c’est un aspect qui se fait pleinement ressentir sur cet opus. Après les deux premiers morceaux de l’album s’enchainent trois morceaux rythmés mais qui abordent des sujets profonds. La mortalité, la vieillesse, le temps qui passe ont été une source d’inspiration pour Birch Tree où le chanteur comprend que le temps passe sans qu’on puisse rien y faire, et que la peur de s’éteindre un jour s’efface le jour où on l’accepte : « Oh now the river runs away but I chase it, time holds no fear when I turn round to face it ». Dans Give It All, Yannis veut tout d’un amour impossible. Un morceau composé « à la Spanish Sahara » qui nous laisse étourdis, avec un rythme de batterie qui nous bercerait presque, accompagné de lignes de guitares flottantes : « Give me the shade of a thunder cloud give me a good-bye said out loud »

Snake Oil et Night Swimmers sonnent comme les petits frères de What Went Down en plein milieu d’album, comme pour nous rappeler que Foals, c’est à l’origine des rythmes lourds et saturés avec une batterie très présente. Et cela fait son effet : ces morceaux deviennent presque la fin d’une première partie d’album, comme un entracte un peu agité, pour nous préparer à la suite. Des refrains rock, une voix légèrement couverte par les instruments, avec un coté sexuel en plus, caractéristique qu’on découvre également au court de cet album : you’re such a perfect mess you and your dirty white dress and the day I came too. London Thunder met fin aux grands riffs de Jimmy pour laisser place au calme, au repos et à la reflexion à nouveau. C’est d’ailleurs le morceau le plus émouvant de l’album, qui reflète l’évolution du groupe. Inspiré par l’absence et les heures passées dans les aéroports, les gares et les bus de tournée, London Thunder raconte une expérience qui marque, et parle de l’impatience de rentrer chez soit vers ceux qu’on aime. Yannis décrit cette chanson comme  « quelque chose qui découle du fait qu’on anticipe le fait rentrer chez soit après une longue absence. On sait que le monde qu’on a laissé derrière nous a changé parce que nous même avons changé ». Lonely Hunter s’enchaine, cette fois parlant d’un mélange d’amitié, d’amour et d’absence « Will I see you? I’ve got lost in foreign lands, tried to get back, oh, I hoped you understand ». What Went Down se termine sur A Knife In The Ocean, morceau presque destructif, qui nous laisse exigeants et demandant encore plus, alors que la seule option disponible, c’est de re-écouter l’album du début.

What Went Down se catégorise donc dans les albums qui marqueront cette année 2015, et qui donnera le plus de matériel au groupe pour partir en tournée. Parfait mélange entre morceaux de rock semi-agressif et ballades mélancoliques, l’album s’égalise avec Total Life Forever, deuxième album du groupe sorti il y a cinq ans.

Vous pouvez acheter l’album en cliquant ici.

Foals seront vendredi en concert à Paris (complet) au cabaret sauvage, pour un concert intime devant moins de 600 personnes.

Love,

Pauline.

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