Live Report : Rock en Seine 2015

Nous étions 120 000 le weekend dernier présent au dernier festival de l’été: Rock en Seine. Pour cette treizième édition, le festival était aux couleurs de la jungle, avec une affiche variée, réunissant les amoureux de rock, pop, hip hop, techno et plus. Retrouvez notre festival à nous, comment nous avons vécu cette édition avec notre live report ci-dessous:

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Vendredi 28 :

Cette journée commence pour nous avec un de nos groupes favoris depuis plus d’un an: Wolf Alice. Le quatuor londonien s’est retrouvé sur la scène pression live en milieu d’après midi en ce premier jour de festival, pour présenter au public français leur premier LP « My Love Is Cool« , après s’être baladé à travers toute l’Europe cet été. Wolf Alice, c’est la nouvelle voix du rock alternatif de cette génération. C’est brut, honnête, naïf, et Ellie Rowsell remplie parfaitement son rôle de front-girl, rafraichissant dans cet univers nettement dominé par la gente masculine. Les quelques fragilités à certains moments sont très vite oubliées par leur énergie et la sympathie dont ils font preuve sur scène. La présence des morceaux phares de leur album tels que Bros et You’re A Germ ont comblé leur prestation. Généreux avec le public, Wolf Alice s’impose comme le futur de la musique indé britannique, dont vous n’avez pas fini d’entendre parler.

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L’après-midi bien entamé, c’est au tour de Catfish and The Bottlemen de faire leur apparition sur la scène pression live. C’était il y a presque un an qu’on les découvrait en live pour la première fois à la flèche d’or, et Catfish n’ont pas changé depuis, si ce n’est qu’ils ont gagné en confiance et précision. Visiblement ravis d’être la, ils ont enchainé leurs morceaux, plus proches des fans que jamais. Les quelques groupes un peu en retrait, pinte à la main et assis dans l’herbe, n’ont pas eu d’autre choix que de se lever pour les acclamer lors de Cocoon, et pour les saluer à la fin du concert, visiblement ravis d’une telle découverte.

The Offspring, en début de soirée, a été l’un des groupes à avoir attiré le plus de monde sur la grande scène à égalité avec Kasabian. Très émus mais ultra dynamiques et toujours aussi fous, ils ont repris leurs titres phares (principalement tirés d’Americana, sorti il a 17 ans de cela), devant un public qui a vieilli, certe, mais également devant la nouvelle génération -X, Y ou Z je sais même pas-, présente pour voir -enfin- en live l’une des légendes punks des années 90.

Kasabian ont clôturé cette première journée de festivités sur la grande scène devant une foule de prés de 20.000 personnes. Si il a quelque chose qu’on a bien remarqué chez le groupe, c’est que plus le temps passe, et plus ils sont ravis d’être là, à jouer leur public. Il n’y a rien de plus agréable que de voir un artiste se régaler sur scène et se donner entièrement, et bien c’est exactement ce que réussissent à faire Kasabian depuis leur nouvelle tournée pour leur dernier album 48.13. Seul hic peut-être, l’absence du titre Goodbye Kiss, qui reste un des plus mythiques. La setlist était sinon un parfait mélange entre anciens morceaux (Days Are Forgotten et Underdog étant les principaux) et des titres de leur dernier LP (eez-eh, bumblebeee...). Le rappel comprenait une formidable reprise de Praise You de Fatboy Slim, qui sans tomber dans la niaiserie, a laissé tous les festivaliers ravis.

Samedi 29 :

La journée du samedi débute avec le live du groupe britannique The Maccabees. Comme vous le savez déjà, c’est un des favoris de KS et nous invitons à lire nos articles les concernant ici. Le groupe a pu promouvoir leur nouvel album Marks To Prove It sur la Grande Scène, devant un public qui malgré la chaleur était plus réactif que jamais. Ils ont alterné anciens morceaux (Feel To Follow, Pelican…), avec nouveaux singles tout en présentant leur nouveau contenu avec des morceaux tels que Kamakura, qui ne sont pas (encore..?) des singles. Bien que les anglais originaires du sud de Londres aient derrière eux quatre albums studio et deux EP, cette prestation nous confirme qu’ils sont plus prêts que jamais pour leur tournée cet automne à travers l’Europe. Énergiques, radieux et préparé sans aucune fausse note, les Maccabees étaient un véritable rayon de rayon de soleil supplémentaire à la météo déjà éclatante.

The Maccabees – Karma Spirit

Setlist: Wall of Arms, Love You Better, Feel to Follow, Kamakura, Something like Happiness, Precious Time, Can You Give It, Marks To Prove It, Spit it out, No Kind Words, Pelican. 

Nous continuons notre après-midi avec le set de Ben Howard, toujours sur la Grande Scène du festival. C’est accompagné de tout son groupe, qu’il interprète son dernier album tout en douceur; ce qui a permis aux festivaliers de reprendre un peu leur souffle malgré la grosse chaleur de cet après-midi.

Ben Howard - Karma Spirit
Ben Howard – Karma Spirit

Setlist: Small Things, I Forget Where We Were, Time is Dancing, Rivers in Your Mouth, Conrad, End of The Affair, All is Now Harmed. 

Peu après le set de Ben Howard, l’espace devant la Grande Scène s’assombrit de monde. Stereophonics, le groupe britannique débarque sur scène. Ils interprètent leur dernier album avec leur tube C’est la Vie, mais également des anciennes chansons qui ont fait tout leur succès comme Maybe Tomorrow et Dakota. Leur set reste un de nos préférés de ce weekend.

Stereophonics - Karma Spirit

Setlist: I Wanna Get Lost With You, Catacomb, Local Boy in The Photograph, Graffiti on The Train, C’est la Vie, Mr Writer, Song for the Summer, Maybe Tomorrow, Indian Summer, Have a Nice day, Just Looking The Bartender and the Thief, Dakota. 

Glass Animals se sont produits sur la scène pression live (d’ailleurs, c’est clairement devant cette scene que nous avons passé le plus clair de notre temps wooooooo), et c’était une des meilleurs prestations du week end. Si ils se sont donné, c’est pas à cent pour-cent, mais à un milliard de pour-cent: Dynamique et joyeux, dansants et mélodieux, ils ont enchanté la foule présente, en faisant chanter les fans déjà habitués au groupe, et en faisant danser les autres.

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Setlist: Black Mamba, Walla Walla, Psylla, Gooey, Hazey, Toes, Wyrd, Love Lockdown (cover de Kanye West), Pools. 

Le groupe attendu sur la scène Pression Live fut indéniablement Years & Years, et tous leur fans avec leurs T-shirts à l’effigie du groupe étaient présents pour ces jeunes britanniques. Ils ont électrisé le festival en interprétant leur premier album Communion, et quelques morceaux de leur EP. Accompagnés de gens pour qui le groupe pop leur était encore totalement inconnu, nous avons eu le droit pendant les festival à quelques tapes sur l’épaule accompagné de ‘MAIS C’EST TROP BIEN?!‘. Voilà. C’était Years & Years.

Years & Years – Karma Spirit

Setlist: Foundation, Take Shelter, Desire, Worship, Memo, Gold, Ties, Shine, Eyes Shut, Without, Breathe (cover de Blu Cantrell), Border, Real, King.

Nous terminons notre journée du samedi avec le live de The Libertines, à la Grande Scène, la super lune rayonnant au-dessus des nombreux festivaliers. Quelques creux lors de cette performance, qui n’était peut-être pas aussi réussie qu’elle aurait du l’être, mais qui nous a quand même tous ravis. Il y en avait pour tout le monde: fans de la première heure avec des morceaux présents sur les premiers EP de groupe comme France, clin d’oeil Paris, ville préférée de Pete Doherty ; mais également des anciens tubes (is it cruel or kindddd not to speak my mind and to lie to you rather than hurt you? -public en feu-), et des nouveaux (Gunga Din, Anthem For Doomed Youth), qui seront présents sur leur prochain album.

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Dimanche 30 :

Grosse découverte musicale en ce troisième jour de festival :  Juan Wauters, cet ovni folk. On a jamais vu quelqu’un présenter ses chansons comme il l’a fait, avec une sorte de magie, envoutant les spectateurs présents. Oui, de magie: seulement accompagné par sa guitare, son harmonica et quelques percussions, ce compositeur de génie a séduit toute l’assemblée présente à son set. Un artiste à surveiller de très près.

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Setlist: This Is I, Goo, I’m All Wrong, Water, Woodside Queens, Asi No Mas, She Might Get Shot, Lost in Soup, + 4 chansons qu’on arrivent pas à retrouver *oups*. 

Scène de la Cascade. Dès la première chanson Jungle conquit l’assemblée. Les voix des chanteurs s’harmonisent parfaitement, la mise en scène est impeccable. L’énergie est débordante dès le début du set, le groupe est heureux d’être là et le public leur rend bien. Jungle précise que c’est la dernière fois qu’ils joueront cet album en live, avant d’aller enregistrer leur second. L’ambiance reste électrique jusqu’au salut final.

Jungle - Karma Spirit
Jungle – Karma Spirit

Setlist: Smoking Pixels, Platoon, Julia, Crumbler, The Heat, Accelerate, Son of A Gun, Lucky I Got What I want, Drops, Busy Earnin’, Time. 

Tame Impala - Karma Spirit
Tame Impala – Karma Spirit

On a rendez-vous à 19h45 à la Grande Scène. Kaléidoscopes sur les écrans, on va planer. Les australiens Tame Impala débarquent sur scène. C’est le set que tout le monde attendait aujourd’hui et grande surprise le groupe mené par Kevin Parker surprend tout le monde. Good vibes après good vibes, Tame Impala rend le public heureux. Heureux d’être là, de profiter de l’instant présent, d’être en vie. Leur set est plus que bien maîtrisé et rodé.

Setlist: Intro, Let It Happen, Mind Mischief, Why Won’t They Talk To Me?, The Moment, Elephant, The Less I know The Better, Eventually, Why won’t You Make Up Your Mind?, ‘Cause I’m A Man, Alter Ego, Feels Like We only Go Backwards, Apocalypse Dreams.

On aurait aimé que leur set dure un peu plus longtemps mais il est temps de courir pour retrouver Alt-J sur la scène de la Cascade.

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Jamais nous n’avons vu une foule aussi présente que pour Alt-J: il était presque impossible de respirer durant leur set tellement il y avait du monde, et ce n’est faute d’avoir vu le groupe une série de fois en concert auparavant!

Alt-J arrive sur scène avec les premières notes d’Hunger of The Pine, les quatre membres du groupe s’alignent (leur configuration habituelle), éclairés par quelques spots qui clignotent. La foule est déjà électrique; le groupe aussi. Les chansons s’enchainent, le band est heureux d’être à Rock en Seine et le fait savoir au public qui forment des triangles avec leurs doigts (« Triangles are my favorite shape, three points where two lines meet. » Tessellate). Gus Unger-Hamilton, nous fait savoir avec son français impeccable que ce sera leur dernier festival de l’été. Le public est infatigable. Le groupe également. Alt-J termine leur set par leur titre incoutournable Breezeblocks; mais le public en redemande. Gus lâche alors « A l’année prochaine! ». Seront-ils de retour à RES 2016? Nous en tout cas on y sera  

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Setlist: Hunger of the Pine, Fitzpleasure, Something Good, Left Hand Free, Dissolve Me, Matilda, Bloodflood, Bloodflood pt. 2, Tessellate, Every Other Freckle, Taro, The Gospel of John Hurt, Nara, Breezeblocks. 

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Nous remercions toutes les personnes qui sont venues nous dire bonjour durant ce weekend. On se retrouve à Giverny le dernier week-end de septembre pour Rock in the Barn, et on espère vous y retrouvez nombreux!

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