Interview: Hooton Tennis Club « Nous nous sommes inspirés du blues ‘post-fac’ pour notre album »

Mardi dernier, Lauriane s’est rendue à la mécanique ondulatoire au coeur de Bastille à Paris pour s’entretenir avec un groupe qui fait vibrer la scène de pop garage lo-fi en Angleterre, et qui commence à se faire entendre dans le reste de l’Europe. Signés chez Heavenly Recordings, les Hooton Tennis Club sont passés par Paris pour jouer en live les morceaux de leurs EP et (surtout) de leur dernier album sorti en Août dernier. Ils nous ont confié leurs meilleurs souvenirs de tournée, nous ont parlé un peu plus de leur travail, de leur label et bien sur de leur premier album.

Vous venez de sortir votre premier album « Highest Point In Cliff Town », quelles en sont vos chansons préférées et pourquoi?

Callum : Moi ma chanson préférée de cet album c’est Always Coming Back 2 You, parce que je pense qu’elle est un peu différente du reste de l’album et qu’elle se démarque des autres. Elle est un peu mélancolique, j’aime bien le fait qu’elle aie un coté un peu triste.
Ryan : Personnellement j’adore Barlow Terrace, ça me rappelle l’époque ou on était à l’université à Manchester, beaucoup de fêtes, beaucoup de bon souvenirs. (rires)
Harry : Moi aussi je pense que Barlow Terrace est une de mes préférées, elle est un peu lente.
James : Moi j’adore Fall in Luv, et je suis un peu triste qu’on ne la fasse pas en live pour être honnête! Elle n’est jamais apparue sur la setlist -pour l’instant-. 

Vous avez déclaré n’avoir jamais vraiment eu l’intention de devenir un « vrai groupe », pourtant votre musique a attiré très tôt l’attention de Heavenly Recordings, vous connaissiez déjà bien ce label? 

Harry : Oui! Je les avait déjà rencontré quand j’étais allé au festival n°6 au pays de galles ils avaient une scène. Et tout le monde pensait « wow. c’est vraiment génial« . On aurait jamais pensé faire partie de leur label un jour, ils sont vraiment géniaux.
Callum : Avant qu’on soit signés chez eux j’écoutais beaucoup The Wytches, j’adorais ce groupe et un de mes albums préférés est celui de Edwyn Collins qui est également signé chez eux. Puis on a été à la fac avec un gars, dont l’oncle était à l’époque le co-directeur du label. Et James qui a un an de moins était dans la promo de Lucy du groupe Stealing Sheeps, aussi signé chez Heavenly Recordings, donc en fait oui, on était pas mal connectés maintenant qu’on y pense! Mais vraiment, c’était une grosse surprise d’en faire partie un jour.

Votre a album est perçu comme une série de chansons qui parlent du passage de l’adolescence à l’age adulte. C’était votre idée depuis le départ de traiter ce sujet?

Harry : Je pense que oui, on avait une idée du genre au tout début. On aimait bien le blues post-fac, et lier les saisons au fait de grandir.
Callum : Beaucoup de chansons avaient été écrites il y a longtemps quand nous étions encore à l’université, donc elles sont un peu vieilles. On avait fait un premier EP appelé I Was A Punk In Europe (But My Mum Didn’t Mind) et on faisait un peu tout, personne ne jouait d’un instrument en particulier c’est pour ça qu’on ne se considérait pas comme un « vrai » groupe comme on a dit auparavant. On avait aucune intention particulière on souhaitait juste s’amuser.
Ryan : C’est de la que les paroles sont nées je pense? On a un peu grandit… pas trop mais un peu.

Kathleen Shot On The Arms of her Favourite Chair a été tourné par vous-même, c’est parce que vous aviez une idée précise de à quoi vous vouliez que ça ressemble?

Callum : Pour être honnête, on avait pas les moyens de payer quelqu’un pour le faire (rires)
Harry : Mais on a aussi aimé le faire, c’est à dire que je pense que même si on avait eu les moyens on aurait quand même souhaité participer. On aime avoir notre mot à dire. On pense pas spécialement à diriger et produire nos prochains clips mais c’est toujours cool d’avoir un droit de regard dessus. C’était fun.
James : Je pense que comme on travaille tous les quatre ensemble depuis super longtemps, c’est bien d’avoir d’autres créatifs qui nous entourent. Sinon on finirait pas peu se développer, c’est bien de collaborer, d’avoir des idées qui viennent de l’extérieur. Même nos amis nous donnent leurs opinions et ça nous aide beaucoup.

Tout s’est passé très vite pour vous : le fait d’être signé, d’enregistrer un album, de faire une tournée… Par exemple l’année dernière vous étiez la première partie de Childhood + Moats, cette année c’est Moats qui font votre première partie sur certaines dates. Vous avez parfois l’impression que ça va trop vite?

James : C’est très fatiguant. On est épuisés pour être honnête, mais c’est existant d’un coté, c’est génial de voyager, de rencontrer des gens. Je pense pas que ça nous coupe notre inspiration ou énergie. Physiquement oui, on est moins dynamiques mais mentalement c’est une autre énergie qui se créé.
Callum : Par contre, on conduit beaucoup, et désolé de dire ça, mais conduire en France c’est horrible!

Pourquoi?!

James : Genre à Paris, les gens conduisent trop mal! C’est des nerveux! Je me suis habitué à klaxonner pour rien (rires)

J’avoue que conduire à Paris c’est un peu l’angoisse (rires). Sinon, c’est quoi votre meilleur souvenir de la tournée?

Harry : Glastonbury pour moi, c’était genial de pouvoir y jouer.
James : Tu prends le meilleur !
Harry : Toulon aussi… On a joué dans cette ancienne muraille dans un petit festival. On est arrivés là bas, on nous a donné une bière, et on était juste debout entrain d’observer la mer. C’était vraiment bizarre de se dire “Nous sommes payés pour faire ça”
Callum : On était entrain de conduire pour aller au Festival Number Six, et d’écouter Abbey Road, c’est ça ? Et on arrivait au moment de cette rupture super sympa dans She’s So Heavy, et on était là entrain de se dire que c’était juste parfait.
Harry : Je crois que c’est plus les petits moments qui font les meilleurs souvenirs.
James : On est allés au Festival End of the Road, qui est vraiment beau. Avant de jouer, on avait cette petite loge, il y avait tous les groups de Heavenly Recording, et on regardait ces très bons groupes. En plus, pour la première fois, on avait un public vraiment bon, c’était super intéressant de voir les gens réagir à notre musique.

Vous pensez déjà à un second album? 

Callum: On est actuellement entrain de penser au deuxième album pour tout dire
James: On écrit des trucs par ci par là, mais ce n’est pas pour un album. On n’est pas entrain de penser “Ça, c’est pour le prochain album”. Ecrire, enregistrer, et après voir ce que ça donne, ce qu’il reste. On enregistre de tout, des voix, des melodies, mais séparément.

Votre émoji préféré?

HTC emoji

Adolescence ou age adulte?

Adolescence

Les Clash ou les Sex Pistols?

Les Clash

Up in the air ou fly on the ground?

Harry : C’est justement ce qu’on se demandait, on ne sait pas. Un mélange des deux, un juste milieu. Ne soit pas trop heureux et ne soit pas trop triste. Ou alors soit très très triste pour ensuite être très très heureux, et après tu pourras écrire sur le sujet.

La playlist de Hooton Tennis Club:

Serge Gainsbourg – Bonnie & Clyde 

Beatles – The End

Bee Gees – How deep is your love

Hooton Tennis Club – Fall in luv

Un grand merci à Bart de chez PIAS.

Propos recueillis par Lauriane, un autre grand merci à elle.

Questions et traduction: Pauline Bourrel

Retrouvez le groupe sur TwitterFacebook et pour vous procurer l’album, c’est par ici! (pour les amoureux de formats physiques on pense à vous aussi)

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