Album Review : Daughter – Not To Disappear

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Le trio indie-folk Londonien revient avec un tout nouvel album, près de 3 ans après leur premier album qui avait déjà attiré les oreilles des critiques en 2013. Not To Disappear est un travail poignant et planant plein de paradoxes.

Date de sortie : 15 Janvier 2016

7.2/10

Daughter ont commencé à se faire remarquer dans la capitale Anglaise en 2011 suite à quelques représentations live et deux EP intitulé « His Young Heart » et « The Wild Youth » composés de 4 morceaux. Le trio a déjà, a l’époque, une immense capacité à émouvoir ceux qui l’écoutent, du à la combinaison de plein d’éléments en leur faveur: la voix, sombre et poignante d’Elena Tonra, leurs paroles, leur folk électronique si particulière et ambiante qui nous rappelle parfois Cat Power ou Keaton Henson, et leurs mélodies qui si elles sont parfois simples restent magnifiques.

Malgré toutes ces qualités, c’est avec un peu d’appréhension qu’on entame l’écoute de Not To Disappear, en se posant la question de savoir si oui ou non, Daughter vont réussir à se renouveler, bien que se ne soit que leur second album (car après tout, ils ont encore tout le temps qu’ils souhaitent pour se renouveler).

L’album commence avec New Ways, qui donne le nom à l’album « I’m trying to get out, find a subtle way out, not to cross myself out, not to disappear« . Il donne le ton et annonce la structure de l’album, qui parlera du moi, du soi et du sur-moi, comprendra plein d’introductions, d’interludes et de ponts qui nous donneront le temps de digérer, savourer. Le deuxième morceau s’intitule Numbers, et alors que c’est généralement le guitariste Igor Haefeli qui pose les rythmes avec son instrument, c’est au tour d’Elena de rythmer le morceau avec sa voix, notamment au moment du pont. S’il y a un domaine que maîtrise parfaitement Daughter, c’est la cohésion de leurs paroles avec non seulement leurs mélodies mais avec le reste de leurs supports graphiques (artwork, vidéos…). Doing The Right Thing est un morceau (le troisième) poignant et sombre sur la démence, la perte de soi, qu’elle soit physique ou mentale. « I’m just fearing one day soon I’ll lose my mind then I’ll lose my children, then I’ll lose my love, then I’ll sit in silence let the pictures soak ». Parmi toute cette noirceur, on remarque cependant dans le clip une référence à leur deuxième EP (à 2.48), qui parlait lui de jeunesse et d’amour.

 

How s’enchaîne : c’est un morceau spacial et intemporel majestueux de plus de 4 minutes qui marque une pause dans l’album et ferme un premier chapitre (moving on just moving in slow motion to keep the pain to a minimal), qui était pur et transparent mais pourtant presque étouffant aux vues de sa noirceur. On ressent l’influence de leur producteur Nicolas Vernhes particulièrement sur la deuxième partie de l’album avec des morceaux comme Alone / With You ou encore No Care, morceaux aux paroles restant très sombres- qui se détachent du reste de l’album car ils sont plus dynamiques, aux influences plus électroniques. Ces morceaux parlent plus de relation entre deux individus plus qu’une relation entre les différentes parties de soi-même. To Belong, morceau plus nocturne, nous plonge dans une ambiance musicale à la the xx à certains moments, avec une outro sublime, avec les paroles résonnant comme les angoisses aux quelles on pourrait être confrontés au beau milieu de la nuit.

L’album se cloture avec Fossa et Made Of Stone, morceaux les plus crépusculaires, dynamiques et lumineux au niveau des mélodies, les paroles restant sombres. Alors que « If You Leave » ne savait pas sur quel pied danser, « Not To Disappear » est un album sombre et aérien, entre le jour et la nuit, qui malgré sa diversité dans les rythmes nous fait ressentir qu’un spectre assez limité d’émotions, ces dernières étant pour la plus part mélancoliques et nostalgiques, comme leurs débuts. Cependant, ces emotions ressenties sont pures et brutes, tout comme le talent de ce groupe.

Il est possible de te procurer leur album ici en CD ou bien ici en vinyle, il également disponible en streaming sur les plateformes habituelles, ou bien sur iTunes. Le groupe sera présent à Paris le 30 janvier prochain à la gaité lyrique (complet) ou bien à Londres le 28 Janvier (billets ici).

Loves, KS x

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