INTERVIEW: Aidan Knight « Au début je n’étais pas assez à l’aise avec moi même pour écrire des paroles personnelles »

De passage à Paris pour soutenir Half Moon Run, Karma Spirit a eu l’opportunité de s’entretenir quelques moments avec Aidan Knight, avant qu’il ne monte sur la scène de la Cigale (Live Report). Découvrez l’interview ci-dessous.

J’ai vu sur vos réseaux sociaux que vous étiez arrivés hier en ville, as-tu eu le temps de visiter un peu Paris?

Oui, on a eu un peu de temps pour manger, puis on a marché aussi. On aurait pu rester dehors un petit peu plus tard hier soir mais on ne savait s’il y avait des choses à faire le jeudi soir. On est resté dans le 18ème arrondissement; les restaurants étaient plein à craquer en revanche, je ne sais pas pourquoi on reste toujours dans ce coin de la ville.

Les maisons de disques et les salles de concerts se trouvent majoritairement là-bas..

Oh je vois! Cool, donc on est arrivé, on a mangé puis on est allé se coucher à l’hôtel. Aujourd’hui on s’est levé assez tôt pour faire des activités touristiques. *rires* On est allé au Louvres! Je n’y étais jamais allé lors de mes précédentes visites en ville. De toute façon je dois revenir pour faire une tournée des Musée *rires*. Paris est un bon endroit si tu veux être dépassé par la beauté des oeuvres.

C’est la première fois qu’on a autant de temps à passer en France; grâce à Half Moon Run on a pu visiter d’autres villes que Paris car quand tu es un artiste il est dur de booker d’autres villes en dehors de la capitale. C’est énorme pour nous de jouer à la Cigale et dans toutes les autres villes de France.

Peux-tu introduire ton projet musical pour les personnes qui ne te connaissent pas?

Pour ceux qui ne me connaissent pas, c’est à dire, tout le monde; c’est le premier album qui est distribué en Europe c’est pour cela que je joue ce soir.

Je viens de l’ouest du Canada, la ville la plus proche est Vancouver, j’ai grandi sur une île et j’ai toujours habité dans cette petite ville de 1000 habitants.

Comment as-tu commencé la musique?

C’est différent au Canada qu’en France, la musique est offerte dans les écoles publiques donc j’ai pu jouer dans des orchestres. Les élèves peuvent apprendre la trompette et plein d’autres instruments. Du coup j’ai appris à l’école. Et arrivé au lycée, à 16 ans, c’est à ce moment là que j’ai pensé à écrire mes textes et ma propre musique. Tout s’est mit en place comme ça.

Quel a été le processus de création pour ton nouvel album Each Other?

On s’est rassemblé avec les autres musiciens du groupe et nos idées sont venues rapidement ensemble. Chacun a apporté des influences différentes et c’est là que j’ai commencé à écrire les paroles. On a fait différentes mélodies à différents moments et on s’est rendu compte qu’en les mettant bout à bout ça donnait ce qu’on voulait.

On a fait tout ça dans une petite pièce. Au moment d’enregistrer, la plupart des groupes ont tendance, mais je ne veux pas généraliser, à enregistrer différentes pistes avec la batterie, la basse, la guitare, le synthé et la dernière chose qu’ils font sont les voix. Puis ils mixent le morceau, et la chanson est prête. Je pensais vraiment que c’était le processus qu’on allait suivre, mais pour nous, notre producteur Marcus, nous faisait jouer tous ensemble à chaque fois. Ce qui veut dire que notre album a été complètement enregistré en « live » et je pense que c’est ça qui a apporté un différent feeling et une différente vibe à l’album; c’est quelque chose de complètement différent de ce que j’avais pu faire auparavant. Du coup en commençant par jouer en live au studio, on a vraiment pu se concentrer sur la musique puis ajouter ce qui manquait.

Je suis partie enregistrer ma voix à Montréal, il faisait si froid, c’est de la folie là-bas!

Tes paroles sont très personnelles, les as-tu écrites seul ou avec les autres musiciens?

La musique est arrivée en premier, je n’écris pas vraiment avec d’autres personnes pour les paroles; donc j’écris les paroles moi-même et je suis toujours inspiré par des mots ou des phrases que j’ai vu autre part.

Du coup, es-tu influencé par d’autres formes d’art que la musique?

Les films! J’adore ça. Je regarde beaucoup de films, je ne pourrai pas te dire lesquels exactement m’ont inspiré l’album mais parfois pour écrire de la musique c’est se couper de tout. Je n’écoute pas vraiment de musique quand j’écris parce que cela pourrait trop m’influencer mais en même temps c’est paradoxal, parce que je regarde des films. Et pour l’aspect personnel des paroles, c’est quelque chose dont j’essaye d’être le plus à l’aise avec, au début je ne l’étais pas du tout pour écrire des choses personnelles, je préférais que les chansons restent vagues. Mais en prenant du recul, j’ai réalisé que je devrais jouer ses chansons tous les soirs devant un public différent, du coup c’est crucial de jouer des chansons personnelles pour les ressentir chaque soirs; car si je ne jouais que mes chansons « vagues » je perdrais tout le feeling de la chanson et la performance ne serait pas bonne.

En parlant de performance, es-tu inspiré sur la route?

J’aimerai toujours écrire pendant que je suis en tournée, mais je n’y arrive pas, j’ai un blocage.

Était-ce intentionnel de créer un album contenant seulement 8 chansons?

Pour moi il n’est pas court, mais si tu le compares avec ceux d’autres artistes, oui il est court. Mais il y a eu une époques où les albums ne faisaient que 35 minutes environ parce que c’était ce que pouvait contenir un LP. C’est peut-être cliché de dire que j’adore écouter de la musique sur vinyle mais j’aime le fait d’avoir deux faces à écouter et je trouve que c’est une bonne quantité d’avoir environ 18 minutes par face. C’est comme la plupart des séries que tu peux regarder, certaines choses sont vraiment très bien avec des épisodes d’1 heure. Et d’autres sont tellement bien avec seulement 30 minutes que si tu les rallonges à 1 heure ils ne seraient pas aussi bon et que tu perdrais en qualité de télévision. Et c’est ça que j’essaye de faire, proposer le meilleur de ce que je peux faire, mes meilleures idées, et non pas de juste remplir avec différentes choses pour que ce soit plus long.

Aidan Knight, et ses musiciens Olivier Clements et Julia Knight.
Aidan Knight, et ses musiciens Olivier Clements et Julia Knight après le concert.

Est-ce qu’il y a des chansons de Each Other que tu préfères jouer en live où tu attends une réaction du public?

What Light (Never Goes Dim) qui représente la fin de la face 1 de mon album et c’est pour moi ce qui rend le mieux sur scène. Mais on ne jouera que 5 chansons ce soir, et c’est ce qu’on fait en temps que première partie de Half Moon Run donc je ne pourrai pas dire quelle est ma préférée dans l’album à jouer en live mais je me sens bien en terminant par What Light.

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Aidan Knight sera produira sur la scène du Pop Up du Label de Paris le 3 juin prochain (tickets pas encore disponible), et à La Péniche de Lille le 4 juin (tickets). Vous pouvez vous procurer Each Other, ici. Soutenez Aidan Knight sur twitterfacebook site officiel.

Un grand merci à PIAS France.

Good vibes,

KS xx

Propos et photos recueillis par Inès Ziouane.

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