ALBUM REVIEW: Keaton Henson – Kindly Now

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thumbnail_kindlynow_packshot_600_1Le retour de Keaton Henson était particulièrement attendu pour les âmes un peu brisées, usées par le temps et la vie. Avec sa voix qui caresse en long et en large les moindres petits bobos, cet album panse notre cœur à la manière d’un génie. Si pur et si ouvert, il est à la fois une thérapie pour toutes nos émotions et également pour nos réflexions qui étaient sans réponse.

– À écouter avec le cœur, des frissons et maybe avec quelques larmes –

L’album a requis 4 années d’attentes et de travail, entièrement enregistré dans sa chambre pour un effet plus doux et un rendu plus émotionnel. Ici, Keaton, nous offre une large palette orchestrale tout en nous proposant des morceaux paradoxalement opposés où il insère électro et une rencontre avec le classique.

March ouvre le bal des bouleversements avec ce mash-up de textures qui nous rappel ces titres dans Behaving. On perçoit ensuite le nouveau Keaton, plus mature et plus grandiose dans ses autres titres. Avec Alright, nous partons à l’aventure dans un esprit plus léger qui permet de relâcher toute notre peine et cette emprise qu’elle a sur nous. Les premières notes de l’orchestre voluptueux se font retentir dans ce morceau, où l’on ressent la pâte sensible de Keaton et son envie de nous transmettre un côté plus intime de sa musique. The Pugilist  est une déclaration des plus honnête et renversante à son public, où il chante en écho dans le dernier couplet « don’t forget me » suivie de violoncelles et de guitares. Il jette une sorte de bouteille à la mer, un SOS pour pas l’abandonner. Mais c’est en même temps une promesse. Une promesse de poursuivre toutes ses belles choses qu’il a en tête qui nous aide et l’aide aussi. Overture , un titre qui épouse parfaitement la définition qui lui est du. Et rien de plus apaisant qu’un opening accompagné de violons, et violoncelles. Au fur et à mesure de notre écoute de l’album, nous pouvons clairement apercevoir son travail poétique et envoûtant. Le magazine Loud & Quiet désigne précisément son album comme « Une chose faite de beauté calme et d’un pouvoir subtil qui élève Henson jusqu’à la véritable grandeur ».  No Witnesses, pour faire bref, elle nous prend par les sentiments. Right in the feels. Dites bonjour aux premières larmes. Good Lust, nous pouvons ressentir l’étrange désir inconfortable souhaité par Henson qui s’amuse à jouer avec l’orchestre pour accentuer ce malaise. Nous pouvons même comparer la partie instrumentale au piano, à un rythme saccadé d’un désir, d’un besoin immédiat de respirer. Confortable Love, parsemée de timides guitares, ici il nous éclate le cœur. Tout le monde a besoin de ce little reminder dans sa vie pour éviter de tomber dans le piège d’un amour confortable. Cette chanson est à chérir. Old Lovers In Dressing Rooms, damn it boys and girls, voici enfin arrivée la chanson parfaite post-concert. Le piano persiste à nous poignarder avec les notes qui retentissent comme la fin d’un concert où les mélodies ne veulent plus quitter notre esprit, où nous passons notre soirée à nous remémorer cette étincelle. Polyhymnia, est la muse de l’art du mime. Keaton l’a décrit entre l’art et le sadomasochisme. Elle révèle le côté torturé de Keaton qui nous remue dans toute sa splendeur. Gabe, le début reposant donne naissance à de nouveaux instruments qui viennent s’ajouter à l’album sur une manière enchantée presque irréelle. Holy Lover, le moment indie rock de l’album, avec des chœurs qui renvoient au gospel et ressassant « I think I love you », nous font palper l’amour du bout des doigts. How Could I Have Known, pour ce dernier titre, Keaton décide de jouer sa carte d’un amour perdu.

+ Petit bonus de l’album : Keaton avait réalisé une unique édition limitée peinte à la main -déjà sold-out-. Encore une fois, Keaton, nous montre ses multiples talents d’artiste en se dévoilant dans sa musique et via ses dessins, sa peinture. Kindly Now est disponible ici. Vous pouvez soutenir Keaton Henson sur facebook site officiel.

Love always, 
KS xx

Review écrite par Aurélie Saincet

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