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À la rencontre de Marika Hackman à Londres!

Le 2 juin, Marika Hackman sortait son deuxième album I’m Not Your Man. Après avoir fêté sa sortie au Heaven (sold out!) la veille, c’est au Rough Trade East à Brick Lane qu’elle nous a présenté ses nouveaux morceaux.

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 Le magasin de disque aménagé en salle de concert se remplit rapidement. Marika est assise sur scène, entourée de ses musiciens.
Elle est chez elle quand, un verre à la main, elle rejoint sa guitare. La jeune anglaise, originaire du Hampshire, est complètement à l’aise quand elle nous salue. C’est un grand jour pour elle car il marque un tournant dans sa carrière musicale. Son premier album We Slept at Last, plutôt ‘dark folk’ a laissé place à un son pop/rock influencé par le grunge.

 Le concert débute sur Good Intentions d’où est tiré le titre de l’album «… I’m not your man, and I can sense your bullshit from my bedroom… »Avec sa voix d’ange, elle nous balance un rock qui nous rappelle tout de même les harmonies un peu intrigantes qui rendent Marika Hackman unique.
Elle continue avec le très aérien Eastbound Train, un son un peu plus pop et entraînant. Ensuite elle entame les notes de guitare de My Lover Cindy que certains connaissent déjà et chantent du bout des lèvres.

Après avoir remercié son public pour son enthousiasme, le groupe amorce So Long (à l’origine appelé Cheesy Beat parce que Marika a d’abord composé ce morceau à la batterie et qu’elle le trouvait un peu ringard). Il contient une excellente ligne de basse. Quelqu’un pointe d’ailleurs la bassiste du doigt pour lui indiquer que c’est ‘son moment’.
C’est au tour du très énergique Time’s Been Reckless. Les danseurs se réveillent. Pendant le refrain des gens agitent leurs cheveux longs comme à un concert de Nirvana.

Marika remercie à nouveau son public et les invite à s’enflammer pour le prochain son, Boyfriend, qui lui a valu des comparaisons avec My Iron Lung de Radiohead ou encore avec certains morceaux de Nirvana. Les paroles sont complètement décomplexées, elles racontent une histoire : une fille trompe son copain avec une autre fille, sans qu’aucun d’entre eux ne le prenne au sérieux. Pour finir, elle joue Blahblahblah, un titre un peu plus calme mais que Marika clôture par un magnifique solo à la guitare.

On retrouve le groupe devant le magasin pour une petite interview ‘post-album release’. Tous les musiciens sont présents : Marika, Jelly la bassiste, Cam le deuxième guitariste et Jess la batteuse. 

C’est difficile de te poser de nouvelles questions parce que tu as déjà donné beaucoup d’interviews mais on va commencer par la question cliché : qu’est-ce qui t’as poussé à changer de style pour cet album?

 Marika : Je me suis sentie plus en confiance, je fais de la musique depuis 6 ans et j’étais dans un état d’esprit où je pouvais être un peu plus audacieuse. Je voulais changer de toute façon, pour ne pas faire un album qui serait le même que le précédent. Je l’ai senti comme une progression naturelle. Les morceaux de mon premier album comme ‘Animal Fear’ ou ‘Open Wide’ étaient déjà un peu plus lourds. J’ai vraiment adoré les jouer en live. Donc je voulais essayer d’en composer plus dans ce genre. 

Certains de tes morceaux sont comparés à Nirvana, est-ce que tu aimes beaucoup ce groupe et est-ce qu’il t’a inspiré pour écrire des morceaux un peu grunge?

Marika : Mon grand frère écoutait tout le temps Nirvana donc je les écoutais avec lui, mais je n’étais pas vraiment à fond dedans. Pourtant j’aime vraiment cette sonorité. C’est complexe dans les harmonies et c’est étrange. Nirvana n’a pas un modèle de rock conventionnel, c’est ce qui m’a intrigué chez eux. Et je trouve que même si mes morceaux ont été écrits d’abord avec une guitare acoustique, ils sont tout de même un peu grunge.

Tu as enregistré la plupart des morceaux avec The Big Moon. La version live est vraiment différente. Comment as-tu réussi à adapter les morceaux pour le live avec ton groupe?

 Marika: On utilise une guitare en moins qu’avec The Big Moon. Cam (le guitariste) et moi on a rassemblé trois guitares en deux. J’ai fait des auditions pour assembler un groupe. Je connaissais déjà Cam et Jelly avant mais Jess est vraiment une ‘outsider’, elle ne connaissait même pas encore ma musique quand elle a auditionné.

 C’est incroyable que vous ayez déjà cette alchimie sur scène.

Marika : C’est grâce à Jess, elle est la colle musicale de notre groupe. Elle est l’ancre (anchor) de notre groupe, toute la rage (anger).
Toute la bande se met à rire à son jeu de mot.

Cam : On s’est senti très vite confortable quand on a joué ensemble pour la première fois. J’ai essayé d’alourdir ma partie de guitare, j’étais un petit peu arrogant au début. Mais Marika m’a tout de suite choisi et nous voilà !

Jelly : C’était vraiment excitant parce que j’écoutais déjà la musique de Marika avant de la connaître et donc ça a été bizarre de jouer des morceaux que j’aimais déjà avant.

Marika, tu joues beaucoup d’instruments. Dans la plupart de tes morceaux, la basse a une place plutôt importante.

Marika : J’ai commencé avec le piano, que j’ai abandonné, puis j’ai appris la basse et la batterie, puis seulement la guitare.

Tu penses qu’avoir appris la basse avant la guitare t’as permis de lui donner une place plus importante dans tes morceaux ?

 Marika : Oui, parce que j’ai écrit la mélodie de beaucoup de morceaux à la basse. D’ailleurs j’ai une petite anecdote :  Jelly ne savait pas jouer avant Noël de cette année. Je la voulais dans mon groupe donc je lui ai appris la basse en quelques mois !

Incroyable ! Sans transition, tu trouves que c’est plus difficile d’écrire des morceaux qui bougent que des ballades ?

 Marika : Je le pensais mais en fait c’était assez naturel. Avant, quand j’écrivais un morceau joyeux je voulais le changer et le rendre triste et bizarre. Maintenant, je laisse juste arriver ce qui doit arriver. Je compose naturellement. 

Merci beaucoup ! Encore une petite question : quand viendrez-vous à Bruxelles, Paris ou quelque part entre les deux ? On n’aimerait pas avoir à traverser la Manche pour vous voir jouer !

 Marika : Rien n’est sûr, mais on compte peut-être faire une tournée en Europe cet automne.

L’album I’m Not Your Man est disponible ici. Il est vraiment prometteur et nous montre qu’un(e) artiste peut changer de style sans perdre son authenticité. Vous pouvez soutenir Marika Hackman sur twitter, facebook, site officiel.

Propos recueillis par Margaux Degen; photos par Charline Lerinckx. Un grand merci à elles pour leur contribution au site! Si vous aussi vous souhaitez participer à l’aventure Karma Spirit, il vous suffit de nous envoyer vos articles (live reports, album reviews,…) par mail à l’adresse suivante: karmaspiritgroup@gmail.com 
Good vibes always, 
KS xx. 

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