Rencontre avec Tamino, le Belge qui ensorcelle

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Avec son premier album, Tamino a conquis le coeur de sa Belgique natale et a également séduit à l’international. Comparé à de grands noms du rock, il évolue dans son propre univers inspiré par des artistes de tous les domaines. Amir est un bijou du rock indépendant, des paroles aux mélodies, de la voix grave à la voix aiguë du jeune belge. On est comme hypnotisé en faisant défiler les titres de son opus et on a voulu en savoir plus sur ce personnage qui nous ensorcelle avec sa musique. 

En octobre dernier, Tamino, le jeune homme de 22 ans venu d’Anvers, a sorti son album Amir aussi apprécié par la critique qu’attendu par les nombreux adeptes de son premier EP Habibi. Le processus d’écriture s’est fait sur plusieurs années, quand Tamino avait entre 18 et 21 ans. Pour lui, son album est naïf et c’est ce qu’il a cherché à transmettre. Sa volonté n’était pas de faire quelque chose de parfait car il n’a pas essayé de perfectionner son œuvre. Celle-ci est née d’une jeunesse, du fait de n’avoir pas d’expérience dans le processus de création d’un album. Amir s’est imposé à lui et le travail plus profond est arrivé à l’unique moment de l’enregistrement et de la production où il a été « plus mature ». Tamino nous présente son album comme un fruit de spontanéité qu’il enviera dans quelques années, au moment où il sera plus rodé sur le processus de sortie d’un album. 

Fruit d’une jeunesse frivole, Amir apparaît comme très sombre et mélancolique sur certaines pistes. En effet, du haut de son jeune âge, Tamino parvient à évoquer des thèmes et des périodes tristes d’une vie. Il n’explique pas que ces thèmes sont un écho à sa vie. Au contraire, selon lui « il n’est pas nécessaire d’avoir expérimenté de la tristesse voire de la terreur dans une vie pour être triste » ou pour produire ce genre de mélodies ténébreuses. Ces sentiments ne sont pas forcément acceptés, particulièrement chez les hommes, et il a essayé de renverser la tendance en proposant son album. « Les hommes qui expriment ces difficultés de la sorte ne sont pas nombreux, alors que cela devrait être normal ». Avec Amir, Tamino a préféré faire face à ces thèmes, sans les fuir ou leur tourner le dos. Le jeune belge apprécie les musiques plus joyeuses mais elles représentent selon lui une forme d’échappatoire qu’il n’a pas forcément voulu laisser transparaître dans son album bourré d’inspirations diverses. 

Khalil Gibran, un écrivain libanais, Leonard Cohen, Hamza El Din ou encore John Lennon sont des personnalités qui l’inspirent, tant dans leurs œuvres que dans leurs histoires. Ce dernier artiste l’a fait s’intéresser tout particulièrement à la musique. Avant qu’il ne découvre John Lennon, cet art lui apparaissait comme abstrait et c’est au moment où il s’est passionné pour l’Anglais que la musique lui est devenue une évidence. Il évoque même une « connection » avec John Lennon.

Mais avant de découvrir ces hommes, Tamino a été inspiré au sein même de sa famille. Premièrement, il a été influencé par son grand-père, un grand chanteur égyptien. Puis, très importante pour lui, sa mère a été une grande source d’inspiration. Joueuse classique de piano, elle a emmené Tamino à de nombreuses représentations de théâtre et d’opéra. Elle lui a inculqué le fait de « n’avoir peur de rien et de suivre son cœur et ses passions ». 

C’est aussi dans sa famille que Tamino a trouvé une aide précieuse, une inspiration quotidienne. En effet, son jeune frère est très présent dans sa vie d’artiste puisqu’il a réalisé trois des clips du musicien : « Cigar », « Persephone » et « Tummy ». Il décrit son petit frère comme quelqu’un qui lui a sauvé la vie quand son premier EP est devenu connu en Belgique et qu’il lui fallait absolument un clip vidéo. Les frères sont complémentaires et permettent une honnêteté et un plaisir dans le travail quotidien. 

Quand on demande à Tamino s’il pense à un deuxième album, il nous répond qu’il y pense forcément. Cependant, il essaye d’écrire sans trop y réfléchir. Pour écrire et composer, le Belge a besoin de se trouver dans une période, non pas de naïveté, mais de lâcher prise. Son processus d’écriture lui arrive « comme un coup dans le visage. S’asseoir dans une pièce pour écrire et enregistrer, ça ne marche pas ». Il veut retrouver quelque chose où il se dira que oui, cela vaut le coup d’être sorti et partagé. C’était le cas pour son premier album et Tamino refuse de se mettre une trop forte pression pour le second. 

Ce travail d’écriture est essentiel pour lui car il veut transmettre quelque chose d’important à son public, pas forcément définit mais où l’audience y trouvera ce qu’elle désire. Il explique qu’ « on espère toujours que ses chansons sont écoutées car les gens y trouvent quelque chose de particulier, qu’ils ne trouveront pas ailleurs ». Pour lui, ce n’est pas important, chaque personne qui écoute Amir peut bien y trouver ce qu’elle veut, ce qu’elle aime tant que cela lui plaît et lui parle. 

Tamino est définitivement un jeune artiste très talentueux et très mature. Il aime ce qu’il fait et ça se ressent. En écoutant Amir, on apprend une réelle leçon de vie sur la jeunesse, sur l’acceptation de ses émotions. Sa musique est là pour être partagée. Il compose pour lui mais avant tout pour son public. 

Afin de présenter son premier album à ses voisins de l’hexagone, Tamino fait le tour des planches françaises et affiche déjà quelques salles complètes. Retrouvez les dates et les billetteries ci-dessous. Pour suivre l’artiste, retrouvez-le sur Instagram, Facebook et Twitter

Retrouvez Tamino en France : 

  • 06/03/2019 – La Cigale, Paris (SOLD OUT)
  • 07/03/2019 – Le Rocher de Palmer, Cenon (SOLD OUT)
  • 08/03/2019 – STEREOLUX, Nantes (SOLD OUT)
  • 09/03/2019 – L’Aéronef, Euralille (billets)
  • 15/04/2019 – Metronum, Toulouse (billets)
  • 17/03/2019 – La Belle Électrique, Grenoble (billets)
  • 18/04/2019 – La Vapeur, Dijon (billets)
  • 19/04/2019 – L’Autre Canal, Nancy (billets)
  • 19/11/2019 – L’Olympia, Paris (billets)

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