Frank Carter & The Rattlesnakes de retour : End of Suffering tient-il la route en live ? On vous dit tout

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Frank Carter & The Rattlesnakes sont de retour et après les avoir vus à de nombreuses reprises l’an passé, Karma Spirit se devait d’aller les soutenir à quelques semaines de la sortie de leur nouvel album End of Suffering

Le nom de l’avenue où va se dérouler le concert de ce soir donne le ton. C’est à l’avenue du Rock’n’Roll au Luxembourg qu’on retrouve la formation Anglaise ainsi que sa première partie King Nun. Petits nouveaux de la scène punk britannique, les King Nun signés chez Dirty Hit (The 1975, Pale Waves, Wolf Alice…) ont déjà tout pour eux. Malgré la nonchalance du public Luxembourgeois, le quatuor ne s’est pas démonté et a donné une performance mémorable. On a hâte de les voir dans un autre environnement et définitivement en festival cet été. 

Il suffit que de quelques instants pour comprendre que la soirée risque d’être électrique. Dès que les lumières du Rockhal s’éteignent, un mouvement de foule se créer et toutes les personnes du fond de la salle se retrouvent devant. Les premières notes « Crowbar » se font entendre et Frank Carter &The Rattlesnakes apparaissent alors sur scène. Si le morceau est le dernier de la formation, cela n’empêche pas les fans présents de connaitre les paroles par coeur puisqu’ils accompagnent leur MC préféré à plein poumon. Et on retrouve alors Frank dès la troisième chanson dans le public. Celui-ci arrive à capter l’attention des Luxembourgeois, un peu timides, en ouvrant un circle pit en plein milieu de la salle pendant plusieurs morceaux, notamment « Paradise ». Tout le monde est autour de lui, l’écoutant tel un prêcheur.

Car oui, un concert de Frank Carter & The Rattlesnakes ce ne sont pas que des guitares hurlantes et des paroles incisives. Un concert de la formation anglaise c’est avant tout un échange, un partage. Frank a cette nécessité d’évoquer des moments de sa vie, agréable ou non, entre les chansons. Une façon pour lui d’introduire les backstories des morceaux mais aussi de faire de la scène un exutoire. Tous les sujets y passent, la politique, la place de la femme, les troubles mentaux, le fait d’être loin de sa fille… Entre rage et tendresse, cette thérapie en live permet alors au groupe de se connecter un peu plus avec le public.

Le concert bat son plein et le quatuor Britannique réussi avec brio à capter l’attention de tout le monde avec leurs nouveaux morceaux issus de End of Suffering. Ce mélange très intelligent entre les deux premiers albums, Blossoms et Modern Ruin, permet de créer un set dynamique où l’énergie de la salle ne cesse d’augmenter. Cette tournée intimiste est idéale pour tester le nouveau matériel et le groupe l’a bien compris. Frank se permet d’expliquer quel sens chaque chanson a pour lui et on est alors très heureux de pouvoir comprendre l’importance des morceaux dès la première écoute.

End of Suffering est sans aucun doute un album beaucoup plus personnel et honnête. Et c’est avec une vulnérabilité communicante que le groupe l’interprète sur scène. On dit qu’un groupe ou artiste est légitime si celui-ci tient la route en live. Si cette affirmation est juste alors Frank Carter n’a absolument plus rien à prouver. Frank, Dean, Tank et Gareth sont reconnaissants d’être là où ils sont et n’hésitent pas à le faire savoir. C’est ça qui fait la force du groupe aujourd’hui. Car oui, être reconnaissant, c’est cool. Être vulnérable, c’est cool. Ne pas faire comme si tout va bien, c’est cool. Frank Carter a traversé des moments difficiles ces derniers mois, au point de faire une dépression nerveuse, comme il l’explique très ouvertement sur scène. C’est grâce à ses amis, notamment Dean, qu’il a pu s’en sortir et c’est ce qu’ils évoquent dans End of Suffering

Les serpents à sonnette n’ont pas envie de quitter la scène du Rockhal et on n’a pas envie de les voir partir. La formation Anglaise décide d’ajouter quelques chansons à la setlist déjà bien garnie comme « Juggernaut », qu’ils ne jouent normalement plus sur la nouvelle tournée. Toujours aussi puissante en live, cette chanson reste l’une de nos favorites. C’est bien sûr avec leur fameux titre « I Hate You » qu’ils clôturent la soirée. Frank Carter est une véritable bête de scène et c’est en live que le projet musical de ses acolytes et lui-même prend tout son sens. End of Suffering semble être un album rock puissant et facile d’accès dans le sens où on se doute déjà que des morceaux comme « Kitty Sucker » ou « Anxiety » déchaineront les foules d’ici quelques semaines.

End of Suffering prévu pour le 3 mai 2019 est disponible en pré-commande ici. Vous pouvez soutenir Frank Carter & The Rattlesnakes sur twitter, facebook et instagram. Un grand merci à HIM Media et ATC Management.

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