Découvrez BAD CHILD, l’autodidacte aux multiples facettes

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Isaiah Steinberg de son vrai nom, BAD CHILD nous vient tout droit du Canada mais tire ses racines de plusieurs continents. Il revient dans le pays où sa mère a grandit pour son premier concert parisien, à l’occasion du Oberkampf Music Festival où il ouvrira le bal pour ces trois jours animés dans la très connue rue Oberkampf de Paris.

« Je me sens proche de Paris ». Avec ces quelques mots en français, BAD CHILD explique qu’il entretient une relation particulière avec la capitale car elle le lie à sa mère. C’est d’ailleurs dans la capitale française que le Canadien compte s’installer dans le courant de l’année. Enfant, il a été bercé avec des classiques de la variété française comme Françoise Hardy, avec les mélodies de Buena Vista Social Club mais aussi avec de la musique arabe qu’écoutait sa grand-mère algérienne. Son père, dont il est très proche, lui a transmis ce goût pour le rock de tout genre. Toutes ses influences participent à façonner la musique de BAD CHILD, ainsi que l’artiste qu’il est aujourd’hui.

La musique de BAD CHILD est donc le point de rencontre de différents genres. Ce dernier est d’ailleurs un terme qu’il n’affectionne pas particulièrement. Selon lui, il est nécessaire de créer librement, sans penser à comment certaines personnes peuvent définir un art. Il évoque néanmoins la pop, la soul, l’ambient et l’électronique pour décrire sa musique.

BAD CHILD utilise cette liberté dans les étiquettes pour créer. En jouant et produisant lui-même ses EPs, il permet la rencontre d’influences totalement différentes comme Sean Paul et Nine Inch Nails sur « Breathing Fire ». Son processus de création est très ouvert et malléable.

Ces influences sont nombreuses et très variées dans la musique mais existent également dans d’autres domaines. Le photo-journalisme l’a toujours passionné. Il est fasciné par les histoires dont ces photographes sont témoins, et par la façon dont il les raconte. La musique lui est tombée dessus il y a quelques années mais n’était pas sa prédilection. C’est quand il a écrit sa première musique et que les labels se sont intéressés à lui qu’il s’est dit « peut-être que je devrais le faire ».

Le jeune homme se sent libre dans la création de ses musiques qui lui permettent à lui de changer sa vision des choses. Aujourd’hui, la musique le fait grandir. Pendant très longtemps, BAD CHILD disait « vivre dans la peur ». En pensant continuellement à la fugacité de la vie, il se confrontait à des barrières en amour comme dans la vie en général. C’est d’ailleurs le sujet de son EP « Breathing Fire ». Désormais, le Canadien veut aimer passionnément et ne plus être effrayé parce qu’il pourrait arriver pour vivre à fond ce qui se passe aujourd’hui.


BAD CHILD a collaboré avec de grands producteurs mais garde les pieds sur terre. Il explique que sa rencontre avec Spike Stent (Madonna, Paul McCartney, Beyoncé) s’est faite très naturellement. Quand il collabore avec des professionnels, l’autodidacte voit le travail comme un échange de confiance. Cette expérience l’a beaucoup enrichi. Auparavant, il était nerveux quand il fallait rencontrer des professionnels de l’industrie musicale, mais il a pris beaucoup de recul et de hauteur par rapport à cela.

Le premier album du jeune Isaiah est terminé. « Free Trial » sortira dans l’année et évoque les relations sociales d’aujourd’hui. Il a remarqué que beaucoup de gens ne s’attardent plus à rencontrer quelqu’un mais font des estimations et jugent très vite. C’est comme si les personnes se donnaient des « essais gratuits » (Free Trial). Il considère son album comme une discussion et non pas comme un sermon sur la façon d’être entre nous. Il ne veut pas dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire mais plutôt que les personnes qui vont écouter son album se posent des questions, qu’ils réfléchissent et pourquoi pas qu’ils apprennent quelque chose.

BAD CHILD trouve d’ailleurs très intéressants les échanges entre lui et ses fans. Récemment, une troupe de danseurs a réalisé une chorégraphie sur l’une de ses musiques. Pour lui, la création est le but de la vie, peu importe le domaine dans lequel on évolue.

Au Glastonbury Festival ou encore au Lollapalooza à Chicago, BAD CHILD fait le tour des festivals mondiaux cette année pour dévoiler ses EPs et on a vraiment très hâte d’écouter son premier opus.

Vous pouvez suivre l’artiste sur Instagram, Facebook ou Twitter.

Merci à Adrian et toute l’équipe de Polydor.

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