FEVER 333 : le live déchaîné d’un rock bienveillant

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FEVER 333 revient en France pour un concert électrique à la Maroquinerie. Karma Spirit s’y est rendu pour écouter leur premier album Strength in Numb333rs en live. Après avoir fait la première partie de Bring Me The Horizon au Zénith de Paris quelques mois auparavant, les californiens ont offerts un spectacle hors du commun. 

À 21h, les lumières de la Maroquinerie se baissent et le public scande la fameuse série de chiffres afin d’accueillir FEVER 333 comme il se doit. Aric Improta, Stephen Harrison et Jason Aalon Butler arrivent et font monter la température déjà si haute dans la salle. Le jeune groupe venu de Californie sait y faire quand il arrive sur scène. Formé en 2017, FEVER 333 s’est déjà bien implanté dans l’univers rock des États-Unis et arrive doucement en Europe. Ils se font fait les pieds la veille à Saint-Hilaire-de-Clisson, au mythique festival du Hellfest et ne comptent pas y aller moins fort dans la petite salle de la Maroquinerie. 

Le groupe commence le live avec « Burn It » et commence à faire sauter le public. La chanson est issue de leur premier album sortie en janvier 2019, Strength in Numb333rs.Le public est déchaîné pour le plus grand plaisir de Jason Salon Butler qui ne peut cacher son sourire communicatif. Ils enchaînent avec « Only One » et « Made in America ». Entre chaque morceau, Jason pose son micro et s’adresse au public directement. Le Californien a comme un besoin de s’exprimer avant chaque chanson pour expliquer au public d’où elles viennent et ce qu’elles évoquent. On peut clairement voir qu’il a besoin de parler ainsi et sa relation avec le public n’en est que plus forte. Sa bienveillance communicative fait régner une ambiance joviale et amicale dans la salle. 

FEVER 333 est un groupe hors du commun. Leurs physiques ne sont pas ceux qu’on peut voir habituellement dans ce milieu musical, et ils en sont fiers. Ils remercient le public de leur avoir fait confiance et de les suivre depuis le début. Le chanteur évoque également la paternité qui l’a fait évolué en tant qu’homme. Le public l’écoute comme s’il était prêcheur et encourage chaque bonne pensée de Jason Aalon Butler. Une communion très forte s’est installée avec le public, qui va émouvoir le groupe à plusieurs reprises. 

L’enchaînement entre les titres du groupe est logique et fonctionne très bien, quand ils décident de faire une battle beatbox/batterie/guitare. Les trois garçons s’affrontent chacun leur tour avec leur instrument et à la voix pour le chanteur. Ils s’amusent et le public en redemande. Le chanteur démontre ses capacités et nous étonnent de ses nombreux talents de chanteur, screamer, batteur et beatboxer. La polyvalence de Jason Aalon Butler ne s’arrête pas là car il enchaîne avec « Inglewood », « How bad ? » et « Am I Here ? » où ils se retrouvent à chanter au plafond de la maroquinerie, accroché par les pieds et soutenus par son public. FEVER 333 est connu pour son énergie, ses acrobaties et ses nombreux crowdsurfs. Laissez-nous vous dire que leur réputation est méritée. Malgré les 32 degrés extérieurs, le groupe n’en démord pas. 

La première partie du concert se termine sur « Prey for Me/3 », « Out Of Control » et « The Innocent ». Après un rappel virulent et enjoué de son public, FEVER 333 revient pour deux derniers titres qui vont particulièrement chauffé la salle : « We’re Coming In » et « Hunting Season ». 

Si vous en voulez plus, le groupe a sorti un EP du nom de « Scary Mask » au mois de mai 2019, en collaboration avec Poppy, la chanteuse américaine au visage de poupée qui cache un gros potentiel rock.

Leur premier album était validé par le public mais on peut dire que le public français l’a adopté en live. On ressort du concert de FEVER 333 chargé à bloc, prêt à changer le monde et de bonne humeur. 

Ils seront à Paris le 9 novembre prochain, au Trabendo et font la tournée des festivals mondiaux cet été. Vous pouvez trouver des places ici.

Pour en savoir plus sur FEVER 333 et soutenir le groupe, rendez vous sur leur Instagram, Facebook ou Twitter.

Merci à Arnaud et toute l’équipe de Warner Music. 

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